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dimanche 18 février 2018
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Simone Gbagbo renvoyée devant la justice pour «crime contre l’humanité»

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L’ex première dame, Simone Gbagbo n’en a pas fini avec la justice. Déjà condamnée à 20 ans de prison pour « attentat à l’autorité de l’État, participation à un mouvement insurrectionnel et trouble à l’ordre public », elle sera jugée le 25 avril prochain, cette fois-ci pour « crime contre l’humanité ».

Simone Gbagbo

                                        Simone Gbagbo

C’est désormais officiel, l’épouse de l’ex-Président ivoirien, Laurent Gbagbo, sera poursuivie pour « crime contre l’humanité » devant la cour d’assises d’Abidjan. En janvier dernier la chambre d’accusation avait rendu un arrêt pour son renvoi devant la cour d’assises. Ces avocats se sont alors pourvus en cassation.

 Le pourvoi (en cassation) introduit par sa défense a été rejeté jeudi (17 mars) par la Cour suprême. Les assises vont donc se tenir le 25 avril  a informé Me Mathurin Dirabou, un des avocats de la défense.

Celle qu’on appelle la « dame de fer », aurait joué un rôle très actif dans la crise post électoral de 2010 qui a fait 3000 morts. Réclamée par la Cour Pénale Internationale (CPI), les autorités ivoiriennes se sont toujours opposées à son transfèrement à La Haye. La justice du pays étant désormais capable de la juger. D’ailleurs, en février dernier, le Chef de l’État, Alassane Ouattara, avait été clair sur la question, « Je n’enverrai plus d’Ivoiriens à la CPI » a t’il déclaré, annonçant que la justice ivoirienne est « opérationnelle ». Selon le magistrat « les infractions pour lesquelles elle est poursuivie à Abidjan sont les mêmes que celles de la CPI. Or le principe de la CPI est ceci : ou vous jugez la personne ou vous nous la remettez », a t – il expliqué.

Les déboires judiciaires de la « dame de fer »

Le 10 mars 2015, au terme de deux mois d’un procès fleuve, les jurés de la cour d’assises d’Abidjan ont condamné l’ex première dame de la Côte d’Ivoire à 20 ans de prison ferme, 10 ans de privation de ses droits civiques et à une amende de 965 milliards de F CFA.

Simone-Gbagbo_

En avril 2011, Simone Gbagbo est arrêtée puis transférée  à Odienné où elle est assignée en résidence surveillée. Un mois plus tard, elle est auditionnée par le procureur de la République d’Abidjan, dans le cadre d’une enquête visant 200 personnes liées à l’ancienne présidence. La « dame de fer » est alors inculpée en août 2011, pour « vol aggravé, détournement de deniers publics, concussion, pillage et atteinte à l’économie nationale ». Dans le collimateur de la CPI, la cour pénale lance en novembre 2012, un mandat d’arrêt international à l’encontre de Mme Gbagbo, car trouve t’elle « Bien que n’étant pas élue, elle (Simone Gbagbo) se comportait en alter ego de son mari, en exerçant le pouvoir de prendre des décisions d’État ».

Simone Gbagbo est citée par ailleurs dans plusieurs autres affaires telles que l’affaire Guy-André Kieffer, du nom de ce journaliste Franco-Canadien disparut alors qu il enquêtait sur la filière Café -Cacao.

À 66 ans, l’ex première dame de Côte d’Ivoire pourrait ne pas recouvrer la liberté de si tôt.



Web redacteur ; Journaliste Radio


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