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samedi 24 février 2018
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Qui est Theresa May, la première ministre britannique qui succède à David Cameron ?

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La ministre de l’intérieur Theresa May est la deuxième femme de l’histoire qui accède à la tête du gouvernement britannique (après Margaret Thatcher). Elle a su jongler habilement entre les factions pro et anti-Brexit au sein de son parti conservateur pour apparaître comme la candidate de consensus.

Eurosceptique dans l’âme, elle avait pourtant choisi en début d’année de rester fidèle au Premier ministre David Cameron et de défendre le maintien dans l’UE. Mais elle a fait le service minimum, continuant aussi à prôner une limitation de l’immigration, thème favori des pro-Brexit, ce qui l’a rendue crédible auprès des deux camps.

Theresa May a la réputation d'être fiable mais froide. @Copyright AFP

Theresa May a la réputation d’être fiable mais froide. @Copyright AFP

Son Portrait

Début septembre 2014, alors que le résultat du référendum sur l’indépendance de l’Ecosse semblait très incertain, le nom de Theresa May avait déjà circulé pour remplacer le chef du parti conservateur, David Cameron, en cas de victoire des nationalistes. La ministre de l’Intérieur n’aura finalement pas eu à attendre bien longtemps pour obtenir réellement sa chance.

La fuite du Premier ministre suite au vote des Britanniques en faveur du Brexit et le coup de poignard du ministre de la Justice, Michael Gove, dans le dos de son successeur pressenti – Boris Johnson – ont dégagé sa route vers le 10 Downing Street.

Malgré sa forte expérience, sa carrière n’a vraiment décollé qu’à sa nomination surprise à la tête du ministère de l’Intérieur en mai 2010. Lors des innombrables postes occupés entre 1999 et 2010 au sein de la direction du parti, Theresa May traînait l’image d’une élue à la fois ambitieuse et austère. Réputée bosseuse et droite, elle travaille pour faire avancer ses causes, même si cela ne plaît pas à ses interlocuteurs.

La « nouvelle Margaret Tatcher »

Cette femme grande et mince, à l’allure patricienne, cheveux gris coupés courts et yeux assortis, est une conservatrice située plutôt à la droite du parti, même si elle mène à présent campagne pour séduire sur des thèmes plus sociaux, tentant ainsi de casser son image de froideur. Au ministère de l’Intérieur, qu’elle occupe depuis 2010, elle a tenu une ligne très ferme, qu’il s’agisse des délinquants, des immigrés clandestins ou des prêcheurs islamistes.

Si on lui reproche son manque de charisme, on lui reconnaît également autorité et compétence. Elle peut aussi se montrer cassante et d’une « détermination féroce », selon le Daily Telegraph. Ce qui lui vaut d’être parfois surnommée la « nouvelle Margaret Thatcher ».

Ses nouveaux défis

À l’extérieur comme à l’intérieur des frontières du royaume, les chantiers s’annoncent colossaux pour la nouvelle Première ministre. Revue des principaux défis qui attendent la nouvelle femme forte du gouvernement britannique Theresa May devra faire face à toute sorte de questions économiques, à commencer par la stratégie à adopter dans les négociations sur le Brexit, sans oublier la question de l’union entre l’Angleterre et l’Écosse qui est désormais en jeu. Son plus gros défis devra être la négociation de la sortie du Royaume-Uni de l’UE.

Des pourparlers avec l’Union européenne dépend l’avenir économique, social et politique du Royaume-Uni. « Les principaux axes qui ont été mis en avant lors de la campagne portaient sur les questions d’immigration, mais il faut tout renégocier : les échanges économiques, la circulation des personnes, le sort réservé à la législation européenne qui avaient été introduits dans le Royaume-Uni lors de son entrée dans l’UE en 1973.

LIRE AUSSI : BREXIT : les enjeux économiques pour l’Afrique

Mais Theresa May a d’ores et déjà exclu de faire marche arrière. “Le Brexit signifie le Brexit”, a-t-elle insisté. Avant d’ajouter : “Et nous en ferons un succès.” Là encore, la tâche est loin d’être aisée tant les vingt-Sept semblent peu disposés à l’idée de faire un cadeau de départ. La France a plusieurs fois émis le souhait que le divorce soit rapidement prononcé. De son côté, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Junker, a indiqué que le retrait du Royaume-Uni devait être négocié avant tout autre accord. En clair, la Première ministre est priée d’activer au plus vite l’article 50 du traité de Lisbonne qui enclenche le délai de deux ans pour la sortie définitive de l’UE.

Pour rappel, Theresa May souhaite une équipe rajeunie, on s’attend à reconnaître quelques poids lourds, avec encore des interrogations sur le sort réservé à George Osborne (ministre de l’Economie), Michael Gove (ministre de la Justice) ou encore Boris Johnson (l’ancien maire de Londres).




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