Université Félix Houphouët Boigny : Entre violences et interpellations

Le temple du savoir n’en finit pas avec ses vieux démons. Après les heurts qui ont éclaté le lundi 11 avril dernier à l’Université Félix Houphouët Boigny entre policiers et étudiants membres de la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) et les interpellations de certains membres dudit syndicat, les cours sont toujours troublés dans la plus grande Université de Côte d’Ivoire.

Série d’interpellations de la police dans la nuit du mercredi 13 au jeudi 14 avril 2016, suite à la journée sombre du 11 avril au campus. Des chambres saccagées, plusieurs étudiants interpellés au nombre desquels le secrétaire général de la FESCI, Assi Fulgence Assi dit AFA.

 Le camarade Assi Fulgence a été arrêté avec un autre camarade dans la commune de Yopougon (Ouest d’Abidjan) dans les environs du 3e pont », explique celui qui se fait appeler « National Fatcha », Secrétaire national à l’information de la FESCI. Avec AFA, 45 autres étudiants ont été arrêtés, souligne t-il.

La réaction des étudiants vis-à-vis de ses interpellations ne s’est pas fait attendre. Ce sont les cours qui ont fait les frais et à l’ex université de Cocody de renouer la violence. « Il n’y a pas de cours à l’université. Nous déplorons les brutalités policières suivies arrestations » a confié un étudiant à la presse.

La revendication des étudiants

Dans une note d’information dont nous avons pu rentrer en possession, la FESCI annonçait une « grève de 5 jours renouvelable à compter du lundi 11 avril 2016 ». Des griefs, les étudiants en formulaient déjà vis-à-vis de la tutelle depuis la réouverture des universités en septembre 2012. Et les nombreux changements à la tête du ministère de l’Enseignement supérieur n’ont rien changé. La situation donc au campus était assez fragile, jusqu’à la décision de l’État de déloger les étudiants des cités universitaires, pour y loger les athlètes des jeux africains. Ce fut, certainement pour les étudiants, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. La raison de cette grève fait état de plusieurs problèmes rencontrés par les étudiants. Ce sont entre autres :

communiqué fesci
                               communiqué fesci

La méthode d’admission de Licence 3 en Master 1 et de Master 1 en Master 2, la mauvaise application du LMD, le non-équipement des salles spécialisées, le déguerpissement des étudiants des cités universitaires au profit des jeux de la francophonie, les successions d’années blanches dans l’UFR des sciences médicales

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